1 La reconnaissance et l'interprétation des roches ferrugineuses en zone tropicale

En conclusion

Les altérations des minéralisations sulfurées subissent, comme les autres roches des étapes successives d'hydrolyse des minéraux primaires puis secondaires et de néogenèses minéralogiques. Le produit final qu'est le chapeau de fer est une roche quasi holoferrugineuse qui in fine peut apparaître comme le seul témoin d'une minéralisation sulfurée.

 

Les paléoaltérations de ces minéralisations sulfurées n'apparaissent qu'en blocs détachés de leur profil d'altération certainement vidés de leur substance face aux énormes contraintes climatiques présentes mais surtout passées. Il s'agit là de paléo-chapeaux de fer dont les racines ont été inévitablement hydrolysées et probablement effacées du paysage, sans nécessaire connotation d'un transport.

 

Les chapeaux de fer contemporains, affleurants ou sub-affleurants, devraient être structurés en conservant les typiques zonations d'altération supergène des sulfures que sont les horizons sulfo-phosphatés, carbonatés et autres, mais ceci n'a été exploré dans aucun des sites burkinabé ou togolais. Leur présence signifie aussi que les terrains encaissants sont bien en place, avec leurs altérations anciennes (domaine de l'allitisation et de la monosiallitisation ) ou récentes (domaine de la bisiallitisation ). Il est difficilement concevable d'envisager la présence de chapeaux de fer structurés, impliquant une morphologie d'ensemble ou des orientations internes des faciès et des structures, autrement qu'en formation en place.