2 Les roches ferrugineuses de Pagala (Togo) et de Tin Akoff (Burkina Faso)

2.2 Les différents objectifs d'investigation

Entre les deux régions, mes échelles d'observation ont été très différentes, du fait des objectifs différents poursuivis.

 

A Pagala c'est le corps ferrugineux, en tant que produit final d'altération, qui a été au centre des premières investigations avec des échelles de terrain de 1/100 à 1/5 000. L'extension régionale est restée relativement marginale en apportant cependant, de nouveaux cas, des types de ferruginisations différents, mais l'essentiel de l'observation a montré l'intérêt d'un secteur dit "de Pagala", de quelques dizaines de km2. Bien entendu les objectifs et les méthodes des prospections minières ultérieures ont été fort différents car ne tenant pas compte des résultats acquis, c’est-à-dire de l'existence de chapeaux de fer dans le secteur de Pagala. Ces prospections ont permis au BRGM de montrer que sur 5000 km2 prospectés à 1/200 000, l'essentiel des chapeaux de fer s'étendait sur 80 km2, centrés sur le secteur mis en évidence précédemment. Et puis surtout les prospections réalisées depuis ayant été ciblées sur les minéralisations par Coronation et Anglo american, ont permis de confirmer la validité des ferruginisations comme chapeaux de fer des roches sulfurées et sidéritiques.

 

A Tin Akoff, où l'objectif était de tester une approche d'identification directe des chapeaux de fer (Blot, 2002 a et b, 2004), c'est la recherche de l'ensemble de la répartition des corps ferrugineux qui a été privilégiée. Les échelles de reconnaissance de 1/50 000 à 1/500 000, couvrant plus de 5000 km2, guidées notamment par la cartographie des brèches siliceuses (Delfour et Jeambrun, 1970), témoignent d'une extension régionale de la mise en place des roches ferrugineuses.

 

Il en résulte des échantillonnages différents, et si les roches mères apparaissent beaucoup plus diverses au Burkina qu'à Pagala ss, par la diversité des teneurs élevées, ceci est peut être dû à l'effet d'échelle.